
Si la série Bioman (Choudenshi Bioman) a marqué au fer rouge l’histoire de la télévision française dès le milieu des années 80, c’est autant pour ses combats chorégraphiés que pour ses affrontements de monstres géants. Au cœur de ces duels dantesques se trouve le **Bio Robo**, le mecha légendaire des héros. Premier robot de l’histoire du *Super Sentai* à résulter de la fusion de deux appareils volants distincts, il a marqué un tournant décisif dans le design des jouets d’action de l’époque.
De l’assemblage mythique de Bio Jet 1 et Bio Jet 2 jusqu’à la déclinaison en jouet en métal moulé par Bandai, retour sur l’histoire d’un robot pionnier de la culture pop.
1. La genèse télévisée : La fusion de Bio Jet 1 et Bio Jet 2
Diffusée au Japon en 1984 puis en France sur Canal+ et dans le *Club Dorothée*, la série *Bioman* introduit une mécanique inédite pour l’époque. Contrairement aux séries précédentes où le robot était un bloc monolithique ou un simple véhicule transformable, le Bio Robo est formé par la combinaison de deux jets de combat complémentaires envoyés depuis le vaisseau-mère Bio Dragon :
- Bio Jet 1 : Un avion de chasse supersonique arborant un schéma de couleurs rouge et blanc. Piloté par Red One et Pink Five, il forme la partie supérieure du robot (la tête, les épaules, le torse et les bras).
- Bio Jet 2 : Un appareil plus massif teinté de bleu, jaune et blanc. Piloté par Green Two, Blue Three et Yellow Four, il constitue la partie inférieure (le bassin et les jambes).
Lorsque la menace s’intensifie, les deux pilotes s’écrient la formule culte : « Bio Synchronisation ! » (ou « Fusion Bio ! »). Les deux appareils s’emboîtent alors en plein vol pour donner naissance au Bio Robo, un colosse armé pour terrasser les créatures mécaniques du Docteur Mad.
2. Le jouet Bio Robo DX de Bandai : Une révolution « Die-Cast »
Au milieu des années 80, le fabricant japonais Bandai commercialise la figurine articulée **Bio Robo DX** dans sa prestigieuse gamme *Chogokin* (GC-13). Reçu avec un enthousiasme délirant en France, le jouet devient la référence absolue des cours de récréation.
Ce succès s’explique par la qualité exceptionnelle de fabrication et l’ingénierie du jouet :
- Matériaux nobles et poids en main : Une très grande partie du corps du robot et des deux jets est constituée de métal moulé sous pression (*die-cast*), conférant au jouet une solidité et une densité remarquables.
- Transformation et assemblage parfaits : Le mécanisme d’emboîtement entre Bio Jet 1 et Bio Jet 2 reproduit fidèlement la séquence de la série télévisée grâce à un système de verrous solides.
- Arsenal complet : Le jouet était fourni avec l’Épée Bio (*Super Mazazer* / *Bio Dagger*), le bouclier sérigraphié aux armes de la planète Bio, ainsi que les poings éjectables à ressorts, grande signature des jouets japonais de cette décennie.
3. L’héritage d’un design précurseur
Le succès du Bio Robo a redéfini les standards de la Toei et de Bandai. L’idée de diviser un robot géant en plusieurs véhicules pilotés par différents membres de l’équipe est devenue la règle d’or de toutes les séries *Super Sentai* (et plus tard des *Power Rangers*) qui ont suivi, comme *Maskman* ou *Liveman*.
4. Fiche technique du Bio Robo DX (Bandai)
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nom Officiel | Bio Robo (バイオロボ) |
| Composants | Bio Jet 1 (Haut) + Bio Jet 2 (Bas) |
| Fabricant / Gamme | Bandai / Chogokin DX (GC-13) |
| Année de sortie | 1984 (Japon) / 1987 (France) |
| Composition | Métal moulé (die-cast) et plastique ABS |
| Armes & Accessoires | Épée Bio, Bouclier Bio, Poings éjectables, Missiles |
Le Saint Graal du rétrogaming et du jouet TV 80s
De nos jours, le Bio Robo DX de Bandai est l’un des objets les plus prisés par les collectionneurs de jouets vintage en France. En raison des jeux intenses des enfants de l’époque, trouver un exemplaire complet avec ses deux jets en bon état, ses poings d’origine non perdus et sa boîte d’origine française relève du véritable parcours du combattant, atteignant des cotes très élevées sur le marché de la collection.